Réveil 6h: Merci l'hôpital et ses couloirs insonorisés...
Je me rendors jusqu'à 8h30
J'appelle mari, parents, l'appréhension commence à monter.
9h45: douche à la bétadine, encore, j'appelle mon mari pour lui dire que je le rappelle encore vers 10h45. L'infirmière rentre avec les brancardiers, je n'ai pas le temps de rappeler mon mari c'est l'heure, je vais au bloc.
11h: dans la salle d'attente des blocs. J'essaye de plaisanter avec les brancardiers pour évacuer cette trouille.je vois la bypassée avant moi passer et me rends compte que l'infirmière m'a pas mis mes bas de contention. J'appelle l'aide soignante qui redescend pas avec mes bandes mais avec les bas (trop serrés) de l'hôpital.
11h30: On me transvase sur un brancard (j'étais dans mon lit) et c'est partie on y va... Comme dans les films les lumières en haut... La salle d'opération est super claire comme une grande baie vitrée. L'anesthésiste est celle que j'ai rencontrée. Enfin une tête connue... Son assistant me met le masque à oxygène, on me perfuse. Elle me dit de penser à quelque chose de positif pour que le réveil soit mieux...
Je m'exécute. Je pense aux vacances en Martinique, il y a 3 ans, à mon mariage il y a deux ans et j'imagine toutes les choses qui seront plus faciles quand je serai plus mince...
Son assistant dis on va essayer de vous endormir avec le masque et si ça va pas on vous perfusera. Mais le type parle, gigote et appuie le masque sur mon visage tout en bougeant... Au bout de 5 minutes ben on va être obligés de faire par injection (Pas étonnant c****, t'arrêtes pas de bouger...)
Ça y est je pars. C'est comme si on tombait dans les pommes.
Je ré-ouvre les yeux toujours sur la table d'opération et demande (enfin balbutie) à l’anesthésiste si c'est finit. Elle me dit oui tout s'est bien passé. Je passe la porte de la salle de réveil à 16h10. Je me rendors jusqu'à 18h40.
Lorsque j'ouvre les yeux, l'infirmière m'explique la pompe à Morphine, que je passe la nuit en salle de réveil, que mon mari a appelé, qu'elle l'a rassuré, qu'il rappellera plus tard et que si je veux je pourrai lui parler. J'essaye de lui balbutier que je peux pas parler, j'ai pas la force. Désolée mon amour...
La nuit a été difficile, beaucoup de réveil, perfusion d'antidouleurs qui me font tomber dans les pommes car posée sur le même bras où est prise ma tension tous les 1/4 d'heures. Du coup dès que le brassard se dessert l'afflux d'antidouleurs me provoque un malaise. J'abuse donc de la pompe à morphine. Heureusement vers 4h du matin j'arrive a expliquer ça à l'infirmière qui m'enlève la perfusion d'antidouleurs et la remplace par du paracétamol. Finalement je n'avait pas vraiment mal. J'ai juste une gène pour respirer u niveau du drain. Pas de sonde gastrique pour moi. Le lendemain matin, les aides soignantes et infirmières s'ennuyaient et du coup on a eu le droit à une super toilette avec de l'eau de Cologne... Trop du bien j'avais tellement chaud. Je remonte dans ma chambre vers 9h. Mon mari et mes parents viendront me voir dans l'après midi.
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